LE 24 SEPTEMBRE 2009 - CONSEIL MUNICIPAL DE COLOMBES (92700)
Point sur la VIDEOSURVEILLANCE :
- Audit du système en place
- Remplacement de matériels
La Ligue des Droits de l'Homme, section Asnières-Colombes, a adressé à M. le Maire de Colombes, peu avant ce conseil municipal, une lettre pour lui rappeler sa position sur la vidéosurveillance et lui demander de préciser certains points.
Ci-dessous cette lettre :
LIGUE DES DROITS DE L'HOMME
Section d’Asnières-Colombes
Monsieur le Maire de Colombes
Colombes, le 18 septembre 2009
Objet : Conseil municipal du 24 septembre 2009
Point sur la vidéosurveillance
Monsieur le Maire,
La LDH a appris qu’un des points de l’ordre du jour du prochain conseil municipal du 24 septembre sera consacré à la vidéosurveillance sur Colombes.
Elle tient à vous rappeler sa position sur ce sujet et maintient sa franche opposition à ce système de vidéosurveillance, attentatoire à la liberté fondamentale de circuler sans entrave ni surveillance, attentatoire à la vie privée, et qu’il est un outil de contrôle social. En effet, la vidéosurveillance fait que toute personne filmée doit prouver qu’elle n’est pas en cause et chaque citoyen se trouve ainsi placé en situation de suspect permanent sans qu’il en soit informé.
Il apparaît par ailleurs que l’installation de caméras ne fait que déplacer la délinquance dans d’autres lieux et que c’est plus le sentiment d’insécurité que l’insécurité elle-même qui est combattue.
Sur le plan technique, le matériel obsolète sur Colombes semblant devoir être remplacé, nous souhaiterions savoir si des caméras mobiles numériques (dont les capacités de stockage et de calculs très importants sont complétées par des logiciels intelligents, habiles à étudier les comportements des personnes surveillées et à réagir à ces comportements) doivent remplacer les anciennes caméras.
En effet, implanter des caméras numériques permettrait la capture et le stockage d’éléments à une toute autre échelle que ce que permettait l’analogique, d’où une circulation des informations facilitée par internet et donc un transport de gros volumes de données.
La menace principale est pour nous le traitement des données car les policiers ont dorénavant accès aux images collectées sans contrôle d’un juge, nous craignons donc des dérives avec ce type de matériel.
Enfin, nous souhaiterions savoir si de nouvelles implantations de caméras de vidéosurveillance sont prévues sur Colombes.
Vous remerciant par avance de votre réponse,
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre haute considération.
Christiane Margantin
Présidente de la section Asnières-Colombes de la LDH
A ce jour nous n'avons reçu aucune réponse à notre lettre.
Qui plus est, nous savons que notre lettre n'a jamais été mentionnée durant ce conseil.
Résultats des délibérations du Conseil
Durant ce conseil, il en est ressorti :
- à la lecture de l'audit : il n'a jamais été fait référence de chiffres concernant l'efficacité de la vidéosurveillance sur Colombes.
- la vidéosurveillance a détecté sur Colombes 193 cas sur près de 6 500 plaintes déposées.
Votes :
- Le PS a voté pour (budget : 300 000 euros par an sur 2 ans)
- 3 membres du PC se sont abstenus, les autres ont voté pour
- le Parti de Gauche a voté contre
- 5 personne du groupe citoyens autrement a voté pour, une s'est abstenue
- Les Verts ont tous voté contre
- L'UMP a voté pour
- Le Modem a voté contre.
La vidéosurveillance sur Colombes sera donc reconduite et perfectionnée.
La section Asnières-Colombes de la LDH ne peut que regretter qu'un sytème qui a démontré son inefficacité et qui porte atteinte aux libertés fondamentales soit reconduit et qu'aucun détail concernant le nouveau système mis en place n'ait été communiqué, pas plus que ceux de la formation du personnel l'utilisant.
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le premier sur les possibilités de « migration légale »
(délivrance de visas : ainsi, les Saint-Luciens et les Dominiquais sont exemptés de visa pour un séjour touristique de 15 jours maximum par an dans les départements français d’Amérique),
l’octroi de titres de séjour temporaires principalement pour des motifs professionnels, dont la carte « compétences et talents », avec un quota de cartes par an ;

