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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 08:42

 

 

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LE 24 SEPTEMBRE 2009 - CONSEIL MUNICIPAL DE COLOMBES (92700)

Point sur la VIDEOSURVEILLANCE :

- Audit du système en place

- Remplacement de matériels

 

 


La Ligue des Droits de l'Homme, section Asnières-Colombes, a adressé à M. le Maire de Colombes, peu avant ce conseil municipal, une lettre pour lui rappeler sa position sur la vidéosurveillance et lui demander de préciser certains points.

Ci-dessous cette lettre :

 

 

 

LIGUE DES DROITS DE L'HOMME

Section d’Asnières-Colombes

 

Monsieur le Maire de Colombes

Colombes, le 18 septembre 2009

 

 

Objet : Conseil municipal du 24 septembre 2009

Point sur la vidéosurveillance

 

Monsieur le Maire,

 

La LDH a appris qu’un des points de l’ordre du jour du prochain conseil municipal du 24 septembre sera consacré à la vidéosurveillance sur Colombes.

 

Elle tient à vous rappeler sa position sur ce sujet et maintient sa franche opposition à ce système de vidéosurveillance, attentatoire à la liberté fondamentale de circuler sans entrave ni surveillance, attentatoire à la vie privée, et qu’il est un outil de contrôle social. En effet, la vidéosurveillance fait que toute personne filmée doit  prouver qu’elle n’est pas en cause et chaque citoyen se trouve ainsi placé en situation de suspect permanent sans qu’il en soit informé.

Il apparaît par ailleurs que l’installation de caméras ne fait que déplacer la délinquance dans d’autres lieux et que c’est plus le sentiment d’insécurité que l’insécurité elle-même qui est combattue.

 

 

Sur le plan technique, le matériel obsolète sur Colombes semblant devoir être remplacé,  nous souhaiterions savoir si des caméras mobiles numériques (dont les capacités de stockage et de calculs très importants sont complétées par des logiciels intelligents, habiles à étudier les comportements des personnes surveillées et à réagir à ces comportements) doivent remplacer les anciennes caméras.

 

En effet, implanter des caméras numériques permettrait la capture et le stockage d’éléments à une toute autre échelle que ce que permettait l’analogique, d’où une circulation des informations facilitée par internet et donc un transport de gros volumes de données.

 

La menace principale est pour nous le traitement des données car les policiers ont dorénavant accès aux images collectées sans contrôle d’un juge, nous craignons donc des dérives avec ce type de matériel.

 

Enfin, nous souhaiterions savoir si de nouvelles implantations de caméras de vidéosurveillance sont prévues sur Colombes.

 

Vous remerciant par avance de votre réponse,

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de notre haute considération.

 

 

 

Christiane Margantin

Présidente de la section Asnières-Colombes de la LDH

 

 

 

A ce jour nous n'avons reçu aucune réponse à notre lettre.

 

Qui plus est, nous savons que notre lettre n'a jamais été mentionnée durant ce conseil.


 

Résultats des délibérations du Conseil

 

 

Durant ce conseil, il en est ressorti :

- à la lecture de l'audit : il n'a jamais été fait référence de chiffres concernant l'efficacité de la vidéosurveillance sur Colombes.

- la vidéosurveillance a détecté sur Colombes 193 cas sur près de 6 500 plaintes déposées.

 

Votes :

- Le PS a voté pour (budget : 300 000 euros par an sur 2 ans)
- 3 membres du PC se sont abstenus, les autres ont voté pour
- le Parti de Gauche a voté contre
- 5 personne du groupe citoyens autrement a voté pour, une s'est abstenue
- Les Verts ont tous voté contre
- L'UMP a voté pour
- Le Modem a voté contre.

 

La vidéosurveillance sur Colombes sera donc reconduite et perfectionnée.


La section Asnières-Colombes de la LDH ne peut que regretter qu'un sytème qui a démontré son inefficacité et qui porte atteinte aux libertés fondamentales soit reconduit et qu'aucun détail concernant le nouveau système mis en place n'ait été communiqué, pas plus que ceux de la formation du personnel l'utilisant.

 


Par kilimandjaro - Publié dans : politique - Communauté : CITOYENS EN LIBERTÉ
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /Sep /2009 11:04





Condamnation des « CONTI » : nouvelle illustration

de la pénalisation du mouvement social

 

 

Le 1er septembre, six ouvriers de l’usine CONTINENTAL de Clairoix ont été condamnés à des peines de 3 à 5 mois d’emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Compiègne pour « destructions de biens d’utilité publique en réunion ».

En avril dernier, apprenant que la fermeture de leur usine était confirmée par la justice, 200 salariés menacés de licenciement avaient exprimé leur désarroi dans les locaux de la sous-préfecture de Compiègne.

Tout le monde se souvient des images de cette colère spontanée qui a conduit à la dégradation de quelques biens mobiliers. Plutôt que de prendre conscience de l’intensité de la détresse de ces salariés, le Premier ministre n’avait pas hésité à stigmatiser outrancièrement cette action en indiquant qu’elle était le fait d’une « minorité très agissante et très violente » qu’il convenait de sanctionner sévèrement.

Le gouvernement nous avait pourtant habitués à une réelle mansuétude, tant pour les « patrons voyous » - en dépit de quelques effets de manche médiatiques - que pour les auteurs de véritables saccages appartenant il est vrai à son électorat traditionnel…

Cette indignation à géométrie variable de la majorité au pouvoir est réellement insupportable, en ce qu’elle alimente la séparation sociale et la désespérance populaire.

Il est vrai que les idéologues de la « loi du marché » sont naturellement peu sensibles à l’insécurité salariale et à ses effets dévastateurs.

Une fois de plus, cette approche dominante des rapports sociaux n’a pas manqué de se traduire par une instrumentalisation consentie de la justice. Comment analyser autrement le contenu surprenant des réquisitions du parquet suggérant de punir plus sévèrement les prévenus qui contestaient leur participation aux faits ? De même, comment ne pas s’étonner de condamnations si sévères, prononcées par un juge unique n’ayant pas cru devoir - malgré la complexité de l’affaire et l’importance des enjeux - partager la réflexion judiciaire dans le cadre d’une collégialité ? Tout se passe comme si cette juridiction solitaire, en parfaite harmonie avec l’air du temps, avait anticipé le vote imminent de la loi Estrosi sur les bandes (résurgence aggravée de la loi anti-casseurs) qui prévoit rien moins qu’une responsabilité collective en matière pénale.

Le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France et la Ligue des droits de l’Homme dénoncent ce nouvel épisode de la pénalisation du mouvement social et partagent l’émoi des organisations syndicales et politiques qui ont marqué leur solidarité avec « les CONTI ».

 

Ceci est un communiqué officiel de la LDH
Par kilimandjaro - Publié dans : politique - Communauté : CITOYENS EN LIBERTÉ
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 21:45



COMMUNIQUÉ DE PRESSE


Paris, le 15 septembre 2009

DOMINIQUE VERSINI, DEFENSEURE DES ENFANTS, DECOUVRE QUE LE GOUVERNEMENT A DECIDE DE SUPPRIMER LE DEFENSEUR DES ENFANTS 

AU MOMENT DU 20ème ANNIVERSAIRE DE LA CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DE L’ENFANT (CIDE)

Alors que partout en France et dans le monde, se prépare le 20ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, la Défenseure des enfants, Dominique VERSINI, découvre avec stupeur les 2 projets de loi présentés lors du dernier conseil des ministres (9/09/09) qui suppriment l’Institution du Défenseur des enfants créée par la loi du 6 mars 2000 en tant qu’Autorité indépendante chargée de défendre et de promouvoir les droits des enfants et diluent ses missions au sein d’un nouveau Défenseur des droits.

Dominique VERSINI, qui n’a été à aucun moment ni consultée ni auditionnée (malgré les demandes de rendez-vous qu’elle a formulées auprès de l’exécutif dès la connaissance du projet de création d’un Défenseur des droits fin 2007), conteste à la fois la méthode, qui relève de la maltraitance institutionnelle [1] ainsi que les 2 projets de lois qui posent de nombreuses interrogations :

Le nouveau Défenseur des droits, qui a été institué par la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 sans que son périmètre soit défini au moment du vote, a pour but, selon le projet, de renforcer et de donner plus de cohérence et de lisibilité à la protection des droits et des libertés des citoyens en le dotant de pouvoirs renforcés. Si tel est le but, on ne comprend pas pourquoi le Gouvernement a décidé de limiter son champ d’intervention aux compétences du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants et de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), excluant de fait la protection de droits aussi fondamentaux pour nos concitoyens que ceux concernant les discriminations, le contrôle des lieux privatifs de liberté, la protection de la vie privée menacée par la multiplication des fichiers informatiques qui resteraient gérés respectivement par la HALDE, le Contrôleur général des lieux privatifs de liberté (CGPL) et la CNIL.

La Défenseure des enfants exprime son total désaccord sur le fait qu’ait été décidé arbitrairement et sans aucune concertation de dissoudre certaines autorités indépendantes et d’aménager une simple articulation avec d’autres.

Elle demande donc au Gouvernement d’expliciter sur la base de quelles logiques il a pris la décision de supprimer à mi-mandat une autorité indépendante de la République en charge de la défense et de la promotion des droits de l’enfant dont le travail est reconnu unanimement en France et à l’étranger.

> Concernant plus spécifiquement les enfants :

>  

La Défenseure des enfants rappelle que depuis sa création l’Institution a traité des réclamations concernant près de 20.000 enfants.

> 1. La Défenseure des enfants considère que cette nouvelle organisation va affaiblir la mission de défense et de promotion des droits de l’enfant :

-          Les enfants (mais aussi leurs parents) ne s’adresseront pas facilement à un Défenseur des droits qui n’aura pas une compétence visible et spécialisée  pour les enfants. Les modèles européens auxquels fait référence le projet de loi prévoient sous une forme ou sous une autre un Défenseur des enfants en tant que structure distincte ou adjointe du Médiateur général.

-          En matière de défense des droits de l’enfant le projet de loi marque un recul par rapport à la loi du 6 mars 2000 qui a confié au Défenseur des enfants la mission de défendre tous les droits fondamentaux des enfants consacrés par la loi ou par un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé, et notamment la Convention internationale des droits de l’enfant à laquelle il n’est à aucun moment fait référence dans le projet.

Cela ne pourra qu’entraîner une réduction des interventions que la Défenseure des enfants est amenée à faire régulièrement auprès des pouvoirs publics en faveur d’enfants qui vivent des situations qui ne sont pas formellement interdites dans le droit français mais qui sont contraires à leur intérêt supérieur au sens de la Convention internationale des droits de l’enfant : par exemple, la présence d’enfants dans les Centres de rétention administrative, le traitement des mineurs étrangers isolés, l’accès aux soins des enfants de Mayotte, … C’est donc l’Autorité morale et la force d’interpellation de la Défenseure des enfants à travers ses interventions et avis qui sont réduites.

-          Le projet de loi ne prévoit rien sur le maintien de la mission de promotion des droits de l’enfant qui est affirmé dans l’article 5 de la loi du 6 mars 2000, que la Défenseure des enfants a développé considérablement en 3 ans – en partenariat avec des conseils généraux de tout bord politique et avec l’Education nationale - par la création de 32 « jeunes ambassadeurs » faisant leur service civil volontaire auprès de son institution et ayant sensibilisé sur les droits de l’enfant plus de 50 000 enfants en trois ans dans 12 départements.

Elle rappelle qu’elle anime également une équipe de 60 correspondants territoriaux qui la représentent sur tout le territoire. Leurs attributions (promotion des droits de l’enfant, médiations interinstitutionnelles de premier niveau lorsqu’un droit de l’enfant est menacé, liens avec les différentes autorités publiques, enquêtes de terrain sur la mise en œuvre des droits de l’enfant, tutorat des jeunes ambassadeurs …) diffèrent de celles des délégués du Médiateur de la République. Le projet de loi ne dit rien sur le devenir de ces hommes et de ces femmes issus de la société civile qui, souvent depuis la création de l’institution, se dévouent à la cause des enfants.

2. Dominique VERSINI rappelle que l’apport du Défenseur des enfants dépasse le traitement des réclamations et s’inscrit dans une réflexion de société sur les grandes questions concernant les enfants 

En 3 ans elle a fait des propositions de réformes législatives sur des questions de société reprises par le Gouvernement (le statut des tiers beaux-parents, la situation des enfants dans les séparations parentales conflictuelles,…), des propositions d’améliorations de politiques publiques (le rapport sur les Adolescents en souffrance mis en application par la ministre de la Santé a entraîné la multiplication des Maisons des adolescents et des équipes mobiles de pédopsychiatrie), des recommandations relatives aux mineurs étrangers isolés, aux tests ADN, et à la justice des mineurs.

3. L’Institution du Défenseur des enfants contribue à porter la parole des enfants au plus haut niveau de l’Etat 

En 2009, a été réalisée une grande consultation nationale donnant la parole aux collégiens et lycéens sur 10 sujets qui les concernent (famille, éducation, discriminations, violences, justice, handicap, santé, expression et la participation ...). Leurs 200 propositions, rassemblées dans un livre d’or de la parole des jeunes et destinées au Président de la République et au Parlement, seront rendues publiques par leurs porte-parole à la Sorbonne le 20 novembre 2009.

La Défenseure des enfants pense qu’il serait particulièrement opportun que le Gouvernement vienne à cette occasion expliquer aux jeunes le nouveau dispositif envisagé pour la défense de leurs droits.

4. Dominique VERSINI va assurer la Présidence du réseau européen des 35 Défenseurs des enfants (European Network of Ombudspeople for Children).

Ces Défenseurs des enfants se réunissent en assemblée générale à Paris du 23 au 25 septembre 2009 pour échanger leurs expériences en matière de respect des droits de l’enfant en présence de représentants du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne.

La Défenseure des enfants invite le Gouvernement, le Parlement et la presse à venir les rencontrer pour comprendre leurs différentes modalités d’organisation qui, dans tous les cas, identifient nettement la visibilité de la fonction de Défenseur des enfants.

Dominique VERSINI considère que la suppression du Défenseur des enfants sous la forme décidée par le Gouvernement marque un recul dans le respect des droits fondamentaux des enfants et va à l’encontre des préconisations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies qui, dans son rapport du 22 juin 2009, a demandé au Gouvernement de « continuer à renforcer le rôle du Défenseur des enfants ».

>  

> Pour mémoire :

> Dominique VERSINI, conseiller d’Etat, ancien secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre la précarité et l’exclusion (2002-2004) et Co-créatrice du Samu Social de Paris (1993), a été nommée Défenseure des enfants par décret du Président de la République le 29 juin 2006 pour une durée de 6 ans (2006-2012). Elle a succédé à Claire Brisset (2000-2006), actuelle médiatrice de la Ville de Paris.

>  

> Site web : www.defenseuredesenfants.fr


> [1] L’Institution du Défenseur des enfants comprend 28 permanents, 60 correspondants territoriaux et 34 jeunes ambassadeurs civils volontaires.
Par kilimandjaro - Publié dans : politique - Communauté : CITOYENS EN LIBERTÉ
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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 12:31
Les accords de réadmission Franco-Haïtien : Les Droits Humains des migrants haïtiens en France sont en péril
vendredi 21 août 2009
par
POHDH

Les accords de réadmission Franco-Haïtien : Les Droits Humains des migrants haïtiens en France sont en péril

Des représentants du « Collectif Haïti de France » sont venus en Haïti pour sensibiliser les organisations de la société civile haïtienne sur les négociations qu’ont engagées la France et l’Etat d’Haïti ; elles visent la conclusion d’un accord de rapatriement vers Haïti des migrants haïtiens en situation irrégulière en France. Cet accord est inscrit dans le document cadre de partenariat France-Haïti 2008-2012 (chapitre « Immigration et co-développement »).

Avec le soutien des associations franco-haïtiennes comme le Collectif Haïti de France, la Plate-forme des Associations Franco-haïtienne (PAFHA), ainsi que du collectif Migrants outre-mer (MOM, un collectif de 13 associations qui s’implique dans la défense des droits des migrants en Outre-mer, http://www.migrantsoutremer.org/), les organisations haïtiennes de la société civile s’engagent à sensibiliser les pouvoirs publics haïtiens aux enjeux d’un tel accord que le gouvernement français veut conclure en 2009 avec la République d’Haïti.

L’ambassade de France parle beaucoup de l’aide au développement que son pays apporte à Haïti, mais sans dire que la contrepartie de cette aide est la lutte contre l’immigration irrégulière et la signature d’un accord de gestion concertée des flux migratoires (dit « réadmission »).

Les accords de gestion concertée des flux migratoires et au co-développement s’inscrivent dans la droite ligne de la politique française d’immigration choisie et correspondent aux priorités du pacte européen sur l’immigration et l’asile. La France a déjà signé ce type d’accord avec plusieurs pays africains et négocie actuellement avec Haïti, le Cameroun, les Philippines et le Mali.

Les accords de gestion « concertée » des flux migratoires comprennent 3 volets :

-   le premier sur les possibilités de « migration légale » (délivrance de visas : ainsi, les Saint-Luciens et les Dominiquais sont exemptés de visa pour un séjour touristique de 15 jours maximum par an dans les départements français d’Amérique), l’octroi de titres de séjour temporaires principalement pour des motifs professionnels, dont la carte « compétences et talents », avec un quota de cartes par an ;

-   le 2ème sur la lutte contre l’immigration irrégulière, avec des clauses par lesquelles les Etats s’engagent à réadmettre leurs propres ressortissants en situation irrégulière voire, pour certains (Congo, Bénin), prévoit d’interdire un permis de séjour sur le territoire d’un pays européen des ressortissants de pays tiers ayant simplement transité par leur territoire ;

-   Le 3ème volet concerne le co-développement, dont les montants investis dans des microprojets sont largement inférieurs aux transferts envoyés par les migrants à leurs familles.

Nous soulignons que ces accords sont particulièrement inéquitables, car ils prétendent distribuer de faibles montants d’aide au « co-développement » et seulement quelques visas aux jeunes diplômés en échange du durcissement des politiques migratoires.

Les statistiques de 2007 ont montré que la France a reconduit à la frontière plus de 50 000 migrants. La moitié de ces expulsions a eu lieu à partir des départements et territoires d’outre-mer. Or, les Haïtiens résidant en France sont principalement établis en Guyane, en Guadeloupe, en Martinique et à Saint-Martin. Sur un million d’habitants des départements français d’Amérique (DFA), 38% des étrangers en situation régulière sont Haïtiens et les sans-papiers sont évalués à 57 000 personnes. A défaut de chiffres exacts, on peut évaluer à 21 000 au moins les Haïtiens en situation irrégulière dans les Départements Français d’Amérique. Toujours en 2007, 67% des individus expulsés de la Guadeloupe étaient de nationalité haïtienne.

Les organisations signataires de la présente déclaration se sont particulièrement inquiétées des conséquences au niveau des droits humains en relation de ses expulsions des migrants à partir les départements et territoires d’outre mer de la France. L’examen de la France par le Comité de droits de l’homme a confirmé que l’absence de recours suspensif d’exécution contre des mesures de reconduite à la frontière à partir de la Guyane française ou de la Guadeloupe violait les articles 7 et 13 du pacte international relatif aux droits civils et politiques. Ainsi les clauses de réadmission constituent un élément clef de ces accords qui forcent les États signataires à accepter le retour sur leur territoire de leurs ressortissants dès lors que la nationalité des personnes concernées est établie. Elles renforceraient les moyens d’enfreindre l’article 7 du pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par la France et Haïti.

Ensuite, une augmentation des expulsions signifierait aussi une multiplication des locaux de rétention administrative où les conditions de séjour sont assez inquiétantes. Le droit de toute personne à jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible est ainsi gravement mis en péril ainsi que la protection contre la détention prolongée des migrants, qui sont souvent des mineurs.

La signature d’un tel accord de réadmission porterait encore une fois atteinte à la souveraineté de la République d’Haïti car les consulats haïtiens ne seraient plus sollicités pour un laissez-passer avant l’expulsion d’un individu quelconque (Haïtien ou pas) sur le territoire d’Haïti.

Nous demandons au gouvernement d’Haïti de rendre publiques les négociations relatives à cet accord qui, sous prétexte de co-développement, va précariser la vie de nombreuses familles haïtiennes et françaises d’origines haïtiennes. Les organisations signataires de cette déclaration vont se mobiliser pour empêcher la signature d’un tel accord. Car le droit au développement est un droit, et en tant que tel, il ne peut être soumis à des conditions occasionnant des violations des Droits fondamentaux de la Personne.

Port-au-Prince, Haiti, le 20 Août 2009

Suivent les signatures suivantes :

1. Groupe d’Appui aux Rapatriés et Refugiées (GARR) Colette LESPINASSE, Coordonnatrice du Bureau Exécutif

2. Plate-forme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH) Antonal MORTIME, Secrétaire Exécutif

3. Haïti Solidarité Internationale (HSI) Jean LHERISSON, Coordonnateur Général

4. Solidarité Fanm Ayisyèn (SOFA) Carole Pierre-Paul JACOB, Secrétaire Exécutive

5. Commission Nationale Episcopale Justice et Paix Jocelyne COLAS, Secrétaire Exécutive

6. Antèn Ouvriyè Sanon RENEL, Membre du Comité de Coordination

7. Association Nationale des Agro-professionnels Haïtiens (ANDAH) Stephen William PHELPS, Responsable à l’organisation

8. Plate-forme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA) Camille CHALMERS, Directeur Exécutif

Par kilimandjaro - Publié dans : politique - Communauté : CITOYENS EN LIBERTÉ
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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 11:38

SCOOP : Information à Sarkozy : Les français sont les plus productifs du monde !!!!

Sarko fait la grimace

Sarkozy va devoir apprendre à lire l’anglais et réviser son économie.

Voici une nouvelle qu’elle est bonne chers lecteurs ! Selon le très sérieux site économique américain The Business Insider (L’initié des affaires) voilà que nous en apprenons de belles !!! Dans un article intitulé « Les Français : Le Peuple le plus productif du monde » voici ce qu’il écrit …Nous vous livrons ci-dessous le lien vers le site (en anglais) et la traduction complète de l’article :

http://www.businessinsider.com/are-the-french-the-most-productive-people-in-the-world-2009-8

« Les Français : le Peuple le plus productif du Monde

Une nouvelle enquête d’UBS (Union des Banques Suisses) a montré que le français est celui qui continue à travailler le moins d’heures par an dans le monde. De nouveau, le français a devancé la concurrence.

Les gens travaillent une moyenne de 1902 heures par an dans les villes examinées alors qu’ils travaillent beaucoup plus longtemps dans des villes asiatiques et au Moyen-Orient … Les habitants de Lyon et Paris, par contraste, passent le moins de temps au travail selon cette comparaison mondiale : 1582 et 1594 heures par an respectivement.

En voyant ces données, certains pourraient critiquer le français pour sa paresse, mais ce serait manquer complètement l’objectif. Le message réel est ici que le français est probablement le peuple le plus productif du monde.

Pensez-y ! La France est 18éme en termes de PIB (de produit intérieur brut) par personne, à 36,500 $ par personne, travaille beaucoup moins que les nations les plus développées. Elle atteint son haut niveau de vie en travaillant 16 % moins d’heures que le citoyen mondial moyen et presque 25 % que ses pairs asiatiques selon UBS. De plus, si vous visitez la France, vous vous rendrez compte que le niveau de vie réel est probablement beaucoup plus élevé que les chiffres du PIB ne l’indiquent.

Ainsi, si on devait diviser le PIB par habitant (le produit intérieur brut) de la France par le nombre d’heures réellement travaillées, on constaterait probablement que le français réalise le plus haut retour sur investissement pour les heures de travail investies. L’Alpha Travail, si vous voulez.

Nous pouvons en réalité calculer cet Alpha Travail en utilisant les statistiques des comptes nationaux.

La France a  un PIB/habitant de 36.500 $ et travaille 1453 heures par an. Cela donne un PIB/habitant/heure de 25.10 $. Les américains, pour leur part, ont un PIB/habitant de 44,150 $  mais travaillent 1.792 heures par an. Ainsi les Américains réalisent seulement un PIB/habitant/heure de 24.60 $.

Cela met l’Alpha Travail français à environ 0.50 $/heure au-dessus des USA. Cela peut sembler peu au premier abord, mais si vous les multipliez par des millions de gens et les additionnez sur quelques décennies, vous obtenez une leçon que le reste du monde pourrait apprendre.

La victoire n’est pas de travailler dur. C’est de travailler … intelligemment et moins. Comme le français sait le faire !!

Par kilimandjaro - Publié dans : politique - Communauté : CITOYENS EN LIBERTÉ
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